Au XVIII siècle, existe le « face à main », très prisé, il s’agissait de verres joints munis d’une tige pour les porter devant les yeux.
Au XIX siècle, il sera fortement concurrencé par l’arrivée du « monocle », un verre que l’on maintenait sous l’arcade de l’œil, ou du » pince-nez », binocle tenu par un ressort sur le nez.
Ce n’est qu’en 1728 qu’il y aura un véritable tournant avec l’arrivée des montures. Un opticien à l’idée d’ajouter des branches latérales maintenues par un système de pression sur les tempes. On respire bien mieux qu’avec le « pince-nez » mais le port prolongé provoque des maux de têtes, il faudra attendre encore une trentaine d’années 1752 pour qu’un anglais ajoute des articulations et rallonge les branches pour les faire enfin passer derrière les oreilles. Ces lunettes furent appelés « lunettes à oreilles »
Enfin en 1796 Pierre Hyacinthe Caseaux, maître cloutier basé à Morez, réalise ses premières besicles en remplaçant le clou central par un fil de fer qui encercle également les verres de la lunette. Le Jura se spécialise dans la lunetterie, vers 1850, les lunetiers accordent alors une place importante à la création et à l’innovation pour répondre aux exigences de confort et d’esthétisme des clients.
Les célèbres lunettes « fils » voient le jour et connaissent un succès immédiat.
C’est en 1857 que le parisien Poulot inventa finalement le support nasal, le bonheur avec des lunettes était quasi-total.
Le renouveau est marqué par l’arrivée du plastique et des ses nombreuses possibilités techniques. Les créateurs s’amusent avec les formes et les couleurs pour offrir des lunettes qui quittent progressivement le monde médical pour devenir un accessoire de mode à part entière. On peut compter aussi comme matière l’aluminium et l’acétate.